DĂ©cryptezHistoire d’une mouette et du chat qui lui apprit Ă  voler de Luis SepĂșlveda avec l’analyse du Que faut-il retenir de l’Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit Ă  voler, le conte sur l'entraide, l'Ă©cologie et le courage pour petits et grands ?Retrouvez tout ce que vous devez savoir sur cette Ɠuvre dans une analyse complĂšte et dĂ©taillĂ©e. Ledimanche 27 septembre 2020, PARIS 16, TH. DE VERDURE JARDIN SHAKESPEARE: Un théùtre de verdure d’exception en Île de France ! La sortie culturelle en plein air Ă  Paris. Zorba le chat a promis Ă  une mouette, RĂ©sumĂ©Zorbas le chat grand noir et gros a promis Ă  la mouette qui est venue mourir sur son balcon de couver son dernier oeuf, de protĂ©ger le poussin et de lui apprendre Ă  voler. Tous les chats du port de Hambourg vont se mobiliser pour l'aider Ă  tenir ses promesses insolites. À travers les aventures rocambolesques et drĂŽles de Zorbas et Vay Tiền Nhanh Ggads. La Mouette est une piĂšce de théùtre russe Ă©crite par Anton TchĂ©khov en 1896. L’Ɠuvre n’a pas cessĂ© depuis de rĂ©sonner et d’ĂȘtre adaptĂ©e. PortĂ©e par des personnages comme nous », La Mouette est une piĂšce tragique bien que dĂ©crite par son auteur comme une comĂ©die. On y retrouve notamment la symbolique forte de ce petit oiseau blanc et gris qui n’a qu’un rĂȘve la libertĂ©, mais qui, une fois sur terre, se retrouve empĂȘtrĂ© tel l’Albatros de Baudelaire. Le théùtre dans le théùtre La Mouette s’ouvre sur la reprĂ©sentation de la piĂšce Ă©crite par Konstantin, dĂ©jĂ  centre des conflits entre les personnages. DĂšs lors, ces personnages se dĂ©ploient sur la scĂšne et leurs histoires s’entremĂȘlent Ă  l’idĂ©e du théùtre que vĂ©hicule la mise en scĂšne de la piĂšce de Konstantin et surtout sa rĂ©ception par les protagonistes. On ne sait pas bien ce que raconte la piĂšce de Konstantin, on sait en revanche quil a l’ambition de se montrer Ă  travers elle. L’enjeu est de taille aussi pour Nina qui veut devenir actrice. D’autres enjeux se nouent, ceux de l’amour qui se profile entre les personnages et qui n’est qu’une suite de refus et d’espoirs boudĂ©s. DĂšs lors, la piĂšce s’interrompt face aux remarques incessantes de la mĂšre de Konstantin qui moque l’Ɠuvre de son fils puis au dĂ©part de Nina, qui n’est Ă  ce stade pas libre de ses mouvements. Alors que Konstantin a l’ambition de crĂ©er une nouvelle forme de théùtre, Nina est irrĂ©pressiblement attirĂ©e vers le mĂ©tier d’actrice. Tous deux ne peuvent se dĂ©faire de leurs destinĂ©es d’artistes mais sont brimĂ©s par leurs dĂ©sirs de gloire. Cependant, Nina va peu Ă  peu s’émanciper de ce dĂ©sir de gloire puisqu’elle va poursuivre sa carriĂšre, mal jouer un temps, mais poursuivre quand mĂȘme car c’est sa vocation, elle le sait, elle ne peut faire que cela. On pense ainsi Ă  la cĂ©lĂšbre rĂ©plique de Nina Je sais maintenant, je comprends Kostia, que dans notre mĂ©tier, artistes ou Ă©crivains, peu importe, l’essentiel n’est ni la gloire ni l’éclat dont je rĂȘvais ; l’essentiel, c’est de savoir endurer. Apprends Ă  porter ta croix et garde la croyance. J’ai la foi, et je souffre moins, et quand je pense Ă  ma vocation, la vie ne me fait plus peur ». Cependant, dans ce petit théùtre, se joue une autre dĂ©cision le suicide de Konstantin. Une mort choisie qu’il annonce assez vite et donnera lieu Ă  une tentative ratĂ©e au cours de la piĂšce. La mort de Konstantin n’est pas un enjeu de la piĂšce puisque c’est presque comme si le coup de feu fatal avait lieu avant mĂȘme l’ouverture du rideau. D’ailleurs dĂšs le dĂ©but, il est reprochĂ© Ă  Konstantin le manque de personnages vivants » dans sa piĂšce. La crĂ©ation de Konstantin, qui a pourtant l’ambition de s’accomplir, d’ĂȘtre reconnu, de changer les choses, est donc vouĂ©e Ă  la mort, Ă  l’échec. On peut y voir un parallĂšle avec le regard portĂ© par TchĂ©khov sur lui-mĂȘme, dans sa correspondance il Ă©crivit ainsi Ă  propos de La Mouette Je suis en train de rĂ©diger une piĂšce [
] Cela me procure un certain plaisir, bien que j’y maltraite affreusement les rĂšgles de la scĂšne ». L’auteur a ainsi l’ambition ou du moins la sensation de faire quelque chose de neuf, en rupture avec les conventions scĂ©niques du 19e siĂšcle. Cependant, on sait aussi que ce mĂȘme auteur avait une piĂštre opinion de son Ɠuvre et que la rĂ©ception catastrophique de la piĂšce lors de sa premiĂšre reprĂ©sentation en 1896, lui fit dire qu’il n’entendait rien au tragique*. Les doubles TchĂ©khov a donc une opinion modĂ©rĂ©e sur son Ɠuvre, mais surtout, il offre Ă  ses personnages une vie comme en reflet de la sociĂ©tĂ©. Entre personnages Ă©tablis, pauvres, acteurs accomplis, dĂ©butants, Ă©crivains reconnus et en mal de gloire, le dramaturge offre un large panel de personnages. Qu’ils soient les doubles de l’écrivain ou fonctionnent en miroirs inversĂ©s Nina-Arkadina les deux actrices/ Kostantin – Trigorine les deux Ă©crivains / Macha – Dorn celle qui Ă  22 ans dit je porte le deuil de ma vie » alors que Dorn, le mĂ©decin retraitĂ©, dira » Se plaindre de la vie Ă  soixante-deux ans, avouez que ce n’est pas gĂ©nĂ©reux ! », chaque personnage raconte quelque chose de la vision de l’écrivain sur le monde, le théùtre, les idĂ©es. Tout fonctionne comme une grande Ă©popĂ©e oĂč les personnages, Ă  l’image de Nina, ne se sentent pas faits pour les choses simples. Ainsi, seule la scĂšne peut satisfaire Nina, pas la vie. Il faut passer par le théùtre, peut-ĂȘtre le rĂȘve, les mots d’un autre pour s’accomplir. TchĂ©khov fait de mĂȘme avec de simples vies, des personnages qui jouent au loto, fument, boivent, mangent peu d’action comme il l’écrivit lui-mĂȘme, qu’il transforme en une grande piĂšce tragique. Antoine Vitez qui a traduit La Mouette en français Ă©crira ainsi Ă  propos de La Mouette et de sa parentĂ© avec Hamlet de Shakespeare Nous avons l’impression que notre vie quotidienne est minable par rapport aux grands mythes passĂ©s. Mais ils sont notre vie mĂȘme. Les schĂ©mas, les figures sont les mĂȘmes, et cela l’oeuvre de TchĂ©khov le dit la prĂ©sence de Shakespeare dans son Ɠuvre l’atteste, et par exemple ce fait que »La mouette » est une vaste paraphrase de Hamlet ». Il y a donc dans ce jeu de doubles, un regard de l’auteur sur son rapport au théùtre, des personnages qui se lisent en Ă©cho et les rĂ©fĂ©rences de l’auteur, qui s’entremĂȘlent sans cesse pour donner naissance Ă  une piĂšce qui se nourrit de mots plus que d’actes. Il faut peindre la vie non pas telle qu’elle est, ni telle qu’elle doit ĂȘtre, mais telle qu’elle se reprĂ©sente en rĂȘve », cette rĂ©plique de Konstantin au dĂ©but de la piĂšce s’adresse comme un manifeste de ce qui se joue sur scĂšne entre mĂ©taphores et frustrations. C’est lors d’une rĂ©ponse au reproche sur l’absence de personnages vivants dans sa piĂšce que Konstantin s’exprime ainsi. Et c’est cette opposition entre vie et mort, accomplissement et solitude qui va traverser la piĂšce. Cependant, les personnages ne s’écoutent qu’à moitiĂ©, ne se comprennent pas. DĂšs le dĂ©but, Macha tente d’expliquer pourquoi elle est malheureuse mais n’est pas entendu par son interlocuteur qui se dit plus malheureux qu’elle car plus pauvre. Plus tard, Nina dira carrĂ©ment Ă  Konstantin qu’elle ne le comprend pas je suis trop simple pour vous comprendre » ou encore Ă  Trigorine je renonce Ă  vous comprendre ». Cette insatisfaction permanente chacun aime un personnage qui ne l’aime pas et qui en aime un autre dont il n’est pas aimé  et cette incapacitĂ© Ă  se comprendre est renforcĂ©e par le personnage de Dorn, qui dit rĂ©ellement ce qu’il pense et ne triche pas avec son Ăąge ou sa condition. Il est le seul d’ailleurs Ă  aimer ouvertement la piĂšce de Konstantin, ne faisant que renforcer le jeu de dupe dans les rĂ©actions des autres personnages. Au final, tous les personnages Dorn exceptĂ© ont voulu ĂȘtre quelque chose et ont Ă©chouĂ©, voilĂ  pourquoi Sorine propose un nouveau sujet d’écriture placĂ©e ici cette rĂ©plique paraĂźt ironiquement rĂ©sumer tout le propos de La Mouette » Je vais proposer Ă  Konstantin un sujet de nouvelle L’homme qui voulait » Dans ma jeunesse, je voulais devenir Ă©crivain et je ne le suis pas devenu ; je voulais ĂȘtre Ă©loquent et j’ai toujours parlĂ© trĂšs mal Et voilĂ  tout et ainsi de suite et comment dire
 » Je voulais me marier et je ne suis pas mariĂ©. Je voulais toujours habiter la ville et je finis mes jours Ă  la campagne. Et voilĂ  tout ». Ce Ă  quoi Dorn lui rĂ©ponds j’ai voulu ĂȘtre conseiller d’état, je l’ai Ă©tĂ© » ce qu’a en effet Ă©tĂ© Sorine comme pour renforcer l’aveuglement des personnages Ă  dĂ©sirer ce que l’un ne veut pas et inversement. La mouette Avec son titre, TchĂ©khov ajoute une dimension symbolique forte Ă  sa piĂšce. En effet, l’image de cet animal attirĂ© par l’eau, au bord du lac oĂč se joue l’action, va hanter la piĂšce, jusqu’à se fondre dans les personnages eux-mĂȘmes. TrĂšs vite, Nina s’imagine en mouette, dĂšs l’acte I je suis trĂšs attirĂ©e par le lac comme si j’étais une mouette . Elle n’aura de cesse d’ĂȘtre cet oiseau Ă©pris de libertĂ©, mais comme clouĂ© au sol par tous les symboles qui suivent Elle aime ce lac comme une mouette, comme une mouette elle est heureuse et libre. Mais un homme arrive, par hasard, et pour
passer le temps
la fait pĂ©rir, comme on a fait pĂ©rir cette mouette ». La mouette est en effet tuĂ©e par Konstantin et empaillĂ©e Ă  la demande de Trigorine qui finira par oublier sa propre demande. Nina part, tente de s’émanciper mais dit elle-mĂȘme qu’enfermĂ©e dans son histoire avec Trigorine et la perte de son enfant, elle a mal jouĂ©. Elle revient finalement au lac et se dĂ©crit comme une mouette Ă  nouveau avant de se corriger Je suis une mouette
Ce n’est pas ça
Je suis actrice
Mais oui ». Nina est ainsi trĂšs libre puisque jamais jugĂ©e par l’auteur, c’est un personnage trĂšs moderne qui quitte son foyer, s’éprend d’un homme dĂ©jĂ  engagé  La mouette symbolise Ă©galement la vie de Konstantin qui se veut artiste mais dont la gloire lui Ă©chappe. Elle ne dĂ©pend pas de lui mais de comment les autres voient son travail et il ne se sent pas aimĂ©. Il est Ă  l’image de cet albatros que les hommes d’équipage s’amusent Ă  torturer, il ne s’adapte pas au monde, mais il a terriblement besoin de lui. La mouette est ainsi un animal au cri bruyant, trĂšs envahissant, proche de l’homme alors que Konstantin mourra presque sans bruit. En russe, le mot mĂȘme de mouette revĂȘt une autre signification » TchĂ©khov changea l’oiseau des bois en oiseau de l’eau, en mouette, Ă  cause de sa blancheur qui suggĂšre l’idĂ©e de puretĂ© et de son nom qui est Ă©vocateur en russe [
.] il est dĂ©signĂ© en russe par le mot tchaĂŻka », qui est proche du verbe tchaĂŻat », qui signifie espĂ©rer vaguement ». La mouette suggĂšrerait donc en russe les idĂ©es d’espoir fragile, d’attente de l’avenir, de besoin d’illusion, avec risque de dĂ©ception, de dĂ©sillusion » voir le Comptoir LittĂ©raire dans sa rubrique consacrĂ©e Ă  TchĂ©khov. Il y a donc sans cesse dans La Mouette une dĂ©sillusion d’amour et de gloire qu’un animal en apparence banal vient sans cesse aussi La Mouette est une piĂšce riche et sans cesse adaptĂ©e, rĂ©inventĂ©e. L’Ɠuvre de TchĂ©khov plus largement ne cesse de rĂ©sonner sur scĂšne et de faire de nos contradictions des sujets dignes des plus grandes tragĂ©dies grecques. *A propos de la rĂ©ception de La Mouette, il faut attendre 1898 pour qu’une mise en scĂšne digne de son nom donne toute sa force Ă  la piĂšce de TchĂ©khov. Et c’est Constantin Stanislavski qui s’en charge, on parle de La Mouette comme de la naissance de la mise en scĂšne dans le théùtre russe et de la cĂ©lĂšbre mĂ©thode d’acteur thĂ©orisĂ©e par Stanislavski. C’est bien la forme du travail de TchĂ©khov qui pousse Stanislavski Ă  repenser sa maniĂšre de travailler, beaucoup plus coopĂ©rative, notamment avec les comĂ©diens, mais aussi l’ensemble des techniciens du plateau. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien si le Théùtre d’art de Moscou a comme emblĂšme, encore aujourd’hui, un certain petit oiseau marin
 Extraits de La Mouette mise en scĂšne en 2012 par Arthur Nauzyciel RĂ©sumĂ© de l'ouvrage RĂ©sumĂ©Zorbas le chat grand noir et gros a promis Ă  la mouette qui est venue mourir sur son balcon de couver son dernier oeuf, de protĂ©ger le poussin et de lui apprendre Ă  voler Tous les chats du port de Hambourg vont se mobiliser pour l'aider Ă  tenir ces promesses insolites. A travers les aventures rocambolesques et drĂŽles de Zorbas et Afortunada, on dĂ©couvre la solidaritĂ©, la tendresse, la nature et la poĂ©sie. . Fiches pedagogiques Fiche pĂ©dagogiqueIA VaucluseDescriptif physique, Axes de travail possibles, Mise en rĂ©seaux Fiche pĂ©dagogiqueIEN Passy Lecture comparĂ©e un exemple de mise en rĂ©seau de trois Ɠuvres Fiches pĂ©dagogiquesIen Vienne 2 Chantier de lecture Cycle 3- 10 sĂ©ances chapitres 1-11 Fiche pĂ©dagogiqueIA 34Travail de Jean-Marc Moronval Fiche pĂ©dagogiqueIA 34 Travail de Luc Leboucher Fiche pĂ©dagogiqueIA 17 L'Ă©crit, Mise en rĂ©seau , Pistes en maĂźtrise de la langue, Autres pistes possibles VĂ©rification des exemplaires disponibles ... Se procurer le document VĂ©rification des exemplaires disponibles ... Autre format Suggestions Du mĂȘme auteur Le vieux qui lisait des romans d'amour / Luis... Document sonore SepĂșlveda, Luis 1949-2020. Auteur 2014 Au bord de l'Amazone, le vieux, ami des Indiens Shuars, a appris Ă  vivre et Ă  chasser dans la forĂȘt vierge en respectant les crĂ©atures qui la peuplent. Au travers d'un conte, un hymne Ă  une population dont la survie est menacĂ©e. P... Le Marin de l'ancre Lu et interprĂ©tĂ© par l'... Document sonore Giraudeau, Bernard 1947-2010 2004 Cher amour / Bernard Giraudeau Document sonore Giraudeau, Bernard 1947-2010. Auteur 2012 Il ne l'a jamais rencontrĂ©e, et pourtant elle ne le quitte pas il sait qu'elle lui est destinĂ©e. Et c'est Ă  elle, l'absente infiniment prĂ©sente, que sont dĂ©diĂ©es les lettres rĂ©unies dans ce splendide carnet de voyage. De l'Amazo... Chargement des enrichissements...

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